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PARMI LES NOUVEAUTÉS |
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Céline
LETTRES
En librairie en novembre 2009
La correspondance de Céline paraît à l'enseigne de la Pléiade en novembre 2009. Cette édition, établie par Henri Godard et Jean-Paul Louis, réunie un large choix de lettres, dont beaucoup sont inédites. Elles éclairent, sur plus de cinquante années, la trajectoire de l'homme et de l'écrivain, indissolublement liée à l'histoire du XXe siècle.
La librairie Le Divan (Paris XVe) et les Éditions Gallimard ont le plaisir de vous inviter, le jeudi 3 décembre 2009 à 19h, à la présentation des Lettres de Céline en Pléiade. Avec la participation de Henri Godard et Jean-Paul Louis (entrée libre).
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Herman Melville
BARTLEBY LE SCRIBE – BILLY BUDD, MARIN ET AUTRES ROMANS
En librairie en février 2010
Entre 1853 et 1856, Melville publie près d'une quinzaine de contes et de courts récits dans des magazines. Certains d'entre eux connaîtront un destin exceptionnel, comme « Les Encantadas », suite de croquis consacrés aux îles Galápagos, « Benito Cereno », inoubliable relation de la révolte d'un navire négrier, et ce qui est sans doute la « tragédie urbaine » la plus célèbre de l'histoire de la littérature : « Bartleby le scribe », dont on n'aura jamais fini d'interroger le mystère, qui est un mystère sans secret.
Melville n'en a pourtant pas terminé avec les formes longues. Il travaille à un feuilleton, Israël Potter, tout à la fois biographie (largement fictionnelle) d'un héros obscur de la guerre d'indépendance, réflexion ironique sur l'Histoire et sur l'écriture de l'Histoire, et méditation sur la banqueroute des ambitions humaines : peut-être le plus intimement autobiographique de ses écrits. Israël Potter paraît en volume en 1855, deux avant un roman méconnu, singulier, à découvrir, L'Escroc à la confiance. Trois chapitres y forment une sorte d'« art poétique », et tout y est problématique, du narrateur aux personnages en passant par la construction du sens, qui échoit au lecteur lui-même. L'Escroc est un roman pour notre temps ; il n'y a pas lieu de s'étonner qu'il ait laissé les critiques de 1857 aussi perplexes que l'employeur de Bartleby face à son clerc. Melville n'y gagne pas un penny. Il va désormais se consacrer à la poésie, pendant trente ans – et aux douanes de New York, qui l'emploieront vingt années durant.
Il doit lutter pour que ses œuvres poétiques soient publiées. Lorsqu'elles le sont, elles ne récoltent qu'indifférence ou mépris. En 1885 sans doute, peu avant de prendre sa retraite des douanes, il compose une ballade intitulée « Billy aux fers », brève évocation d'un marin à la veille de son exécution pour mutinerie. C'est de ce poème que sortira son ultime fiction... Trente-trois années passeront avant que le livre – Billy Budd, marin – ne soit publié. Dans ce récit intérieur plus encore que dans les autres romans, le « mystère de l'iniquité » est à l'œuvre, et la pureté n'existe que sous le regard de son éternel adversaire, le « diabolisme incarné ». Billy Budd sera pendu. Le livre s'achève sur « Billy aux fers » et sur un compte rendu officiel qui dit que l'innocent est coupable. Tel est le monde : apparence et mensonge.
Édition publiée sous la direction de Philippe Jaworski avec la collaboration de David Lapoujade et Hershel Parker, traduit de l'anglais par Philippe Jaworski et Pierre Leyris
Ce volume contient : introduction, chronologie ; Israel Potter, Les Contes de la véranda avec « Bartleby le scribe », Contes non recueillis, L’Escroc à la confiance, Billy Budd, marin (récit intérieur) ; notices et notes. |
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Molière
ŒUVRES COMPLÈTES
Nouvelle édition
En librairie en mai 2010
On connaît Molière, et on croit le
connaître bien. Chaque génération l’a lu à
sa manière. Des traditions éditoriales, et des
légendes biographiques, se sont fait jour. On
publie généralement ses œuvres dans l’ordre
selon lequel elles furent créées, alors que pour
plusieurs pièces, et notamment pour Tartuffe,
on ne possède pas le texte de la création. Il aurait écrit sur la médecine parce
qu’il était malade ; sur le mariage et la jalousie
parce que sa femme aurait été légère… L’avantage, avec les grandes œuvres, c’est qu’elles
redeviennent neuves dès qu’on veut bien porter
sur elles un regard différent. Ainsi, ce n’est pas
dans de prétendues difficultés conjugales qu’on
cherchera la source de l’intérêt de Molière pour
le statut des femmes, mais bien plutôt dans un ensemble de valeurs partagées par toute la société mondaine de son temps. De même, Molière
ne fut pas un malade qui raillait ses médecins,
mais un auteur qui, après l’interdiction du Tartuffe, utilisa la médecine comme allégorie de la religion, sujet désormais prohibé. De même encore, on ne peut mettre sur le même plan
les pièces qu’il publia lui-même — à partir des Précieuses ridicules —, celles que firent imprimer
ses héritiers et celles qui restèrent inédites
jusqu’au XIXe siècle.
Cette nouvelle édition, qui
rompt avec de vieilles habitudes, reconstitue la
trajectoire éditoriale de l’œuvre et insiste sur ce
qui distingue Molière des autres auteurs de son
temps : une indifférence souveraine à l’égard des
règles de poétique théâtrale ; des innovations
radicales dans l’« action » (la manière de jouer)
comme dans la structure des pièces ; une réussite
exceptionnelle dans la comédie « mêlée de musique » ; et surtout un jeu permanent, sans précédent, sur et avec des valeurs qui étaient
les siennes, que partageait son public (la Cour comme la Ville), que nous partageons toujours
pour une bonne part, et dont il a fait la matière
même de ses comédies, créant ainsi entre la salle
et la scène une connivence inouïe, qui dure
encore. |
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« La Pléiade » consacre son Album à Molière. À partir du 17 mai, votre libraire vous offre un exemplaire de l'Album Molière pour l'achat de trois volumes de la collection* (nouveautés et ouvrages du fonds).
En savoir plus
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Édition publiée sous la direction de Georges Forestier, avec Claude Bourqui.
Textes établis par Edric Caldicott et Alain Riffaud. Comédies-ballets coéditées par Anne Piéjus. Avec la collaboration de David Chataignier, Gabriel Conesa, Jacqueline Lichtenstein, Bénédicte Louvat-Molozay, Lise Michel et Laura Naudeix.
Le tome I contient :
Introduction, chronologie, note sur la présente édition ;
Les Précieuses ridicules, Sganarelle ou le Cocu imaginaire, L’École des maris, Les Fâcheux, L’Étourdi, Le Dépit amoureux, L’École des femmes, La Critique de l’École des femmes, Remerciement au roi, Les Plaisirs de l’île enchantée / La Princesse d’Élide, L’Amour médecin, Le Misanthrope, Le Médecin malgré lui, Le Ballet des muses / Pastorale comique, Le Sicilien ou l’Amour peintre, Sonnet à M. de La Mothe Le Vayer, Amphitryon, Le Mariage forcé, George Dandin ;
Autour des œuvres de Molière : livrets des comédies-ballets ;
Appendices et documents : Registre de La Grange (1659-1668), textes et gravures de l’édition des Œuvres de 1682, témoignages contemporains ; notices et notes.
Le tome II contient :
Chronologie, avertissement ;
L’Avare, La Gloire du Val-de-Grâce, Le Tartuffe, Monsieur de Pourceaugnac, Le Bourgeois gentilhomme, Les Fourberies de Scapin, Psyché, Les Femmes savantes ;
Pièces publiées après la mort de Molière, en 1674 : Le Malade imaginaire, dans l’édition de 1682 : Don Garcie de Navarre, L’Impromptu de Versailles, Le Festin de Pierre [Don Juan], Mélicerte, Les Amants magnifiques, La Comtesse d’Escarbagnas, d’après un manuscrit du XVIIIe siècle : La Jalousie du Barbouillé, Le Médecin volant ; Poésies diverses ;
Autour des œuvres de Molière : Actes ou scènes censurés ou modifiés, livrets des comédies-ballets ;
Appendices et documents : Registre de La Grange (1668-1673), « Abrégé de l’abrégé de la vie de Molière » par Donneau de Visé, documents sur les décors et les costumes de scène, textes polémiques et critiques, Le Festin de Pierre (version versifiée par Thomas Corneille) ; notices, notes et variantes, orientations bibliographiques. |
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Autour de Molière
Au sommaire de La Lettre de la Pléiade n° 40 :
– Paroles et musique : « Unissons-nous tous trois… Molière et la comédie-ballet »
– L’ordre des œuvres (extrait de la Note sur la nouvelle édition des Œuvres complètes de Molière en Pléiade)
– L'Album Molière |
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la Lettre n° 40 au format PDF |
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Jean-Paul Sartre
LES MOTS ET AUTRES ÉCRITS AUTOBIOGRAPHIQUES
En librairie en mars 2010
Chez Sartre, l'écriture « personnelle » est longtemps restée souterraine. Héritage social ou familial ? « J'appartiens à une période où la littérature personnelle était peu estimée, du moins par les lecteurs bourgeois et petits-bourgeois dont étaient mon grand-père et les gens qui m'entouraient. » Ou volonté, propre à l'écrivain engagé, d'écrire pour son époque plutôt que pour soi ? Les Mots est le seul livre publié du vivant de Sartre qui relève de l'autobiographie, et encore son appartenance au genre a-t-elle été discutée : les catégories sont toujours trop étroites pour les grands textes. En 1964, lors de sa sortie, on y voit évidemment un récit d'enfance (une enfance à laquelle « Poulou » « n'a rien compris », selon la mère de l'intéressé) et un splendide adieu à la littérature, mais on parle aussi d'un essai, d'un pamphlet, d'un livre de moraliste, d'une analyse critique ou philosophique. Une « espèce de roman », ajoutera Sartre, plus tard. Les Mots, à vrai dire, est sui generis. C'est un chef-d'œuvre, peut-être le chef-d'œuvre de l'autobiographie au XXe siècle, et son auteur ne lui donnera jamais de suite. Ce sont des publications posthumes qui viendront révéler l'importance qu'eut pour lui l'écriture autobiographique et la diversité des formes qu'a prises sous sa plume cette veine longtemps réservée aux proches : des carnets de guerre qui sont comme le laboratoire de l'œuvre à venir, des lettres en forme d'autoportrait, le journal d'un voyage en Italie, des notes prises dans les années 1950 à la relecture des carnets de guerre, les différentes versions et esquisse qui, composées de 1953 à 1963, aboutirent aux Mots de 1964, les textes brefs demeurés épars et ici publiés pour la première fois, sans oublier ces autoportraits partiels, obliques que sont les lumineux « tombeaux » écrits pour les amis, Merleau-Ponty, Paul Nizan. Oblicité : le mot définirait assez bien l'œuvre autobiographique de Sartre. C'est évident à la lecture des portraits de Nizan et de Merleau-Ponty. Ce n'est pas moins clair dans Les Mots, où l'ironie autorise un jeu complexe entre l'enfant dont il est question et l'adulte qui parle et observe : « Je tiens mon passé à distance respectueuse. » Les écrits autobiographiques dont ce volume met au jour la trajectoire secrète ne sont donc pas des écrits pour soi. Se peindre, très bien, mais pour se séparer de soi.
Édition publiée sous la direction de Jean-François Louette avec la collaboration de Gilles Philippe et Juliette Simont
Ce volume contient : introduction, chronologie, note sur la présente édition. — Les Mots — Écrits autobiographiques. 1939-1963 : Carnets de la drôle de guerre ; La Reine Albemarle ; Retour sur les « Carnets de la drôle de guerre » (Cahier Lutèce, Relecture du cahier I, « L’Apprentissage de la réalité ») ; Jean sans terre ; Portraits (Paul Nizan, Merleau-Ponty) ; Vers « Les Mots » (notes et esquisses). — Appendices : Lettre à Simone Jollivet, Notes sur la prise de mescaline, Lettre à Simone de Beauvoir, Apprendre la modestie, Sartre parle des « Mots », « J’écris pour dire que je n’écris plus ». — Notices, notes et variantes ; index par Jean Bourgault. |
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